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| La femme ! |
| Engagement de la femme en islam |
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«Oui, ceux qui disent : notre Seigneur est Dieu, puis se comportent avec droiture, les anges descendent sur eux : N'ayez pas peur, et ne soyez pas affligés; mais recevez la bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis». (Coran, 41, 29) En matière d'engagement, les exemples sont nombreux, voir innombrables! En commençant par toutes les femmes honorées dans le Coran, en passant par les épouses du Prophète et mères des croyants et aboutissant à toutes ces femmes qui ont marqué leur vie et celle de leur société depuis l'aube de l'islam jusqu'à nos jours. Le premier siècle de l'Hégire a vu l'éclosion de femmes savantes en fondements de l'islam (fiqh) dont on peut citer Zaïnab bint Abi Salama Al-Makhzoumiya (décédée en l'an 73 de l'Hégire), Om Al-Dardaa (décédée en l'an 81 de l'Hégire) et Omra bint Abdel Rahmaan (décédée en l'an 98 de l'Hégire). Cette dernière était en contact avec Aïcha et avait de solides connaissances en matière de Fiqh, ce qui encourageait les habitants de Médine à aller la consulter en toute chose.
L'Histoire de l'islam a aussi compté des "muftis" femmes: Khadija bint Sahnoun ben Saïd, Om Issa bint Ibrahim Al-Harbi, etc.
Cela, outre les femmes prêcheuses (je ne sais pas si le mot existe en français) : Samraa bint Nahik (qui "exerçait" du vivant du Prophète (sallallahou alayhi wa sallam), Maymouna bin Saqoula, Khadija bint Moussa ben Abdellah, etc.
Et non, ce n’est pas fini. Il y a aussi les femmes « cheikhs » ! Eh oui ! Elles tenaient des « zawiya » ou « ribaat » ou « khanqah ». Ce sont tous des termes désignant des lieux de culte soufis. La tâche qui leur incombait était d’enseigner l’islam aux femmes, de prêcher, outre des tâches administratives propres à ces lieux de culte : pourvoir logement et nourriture aux déshéritées, etc.
Ai-je parlé des femmes médecins dans la société islamique d’antan ? oui « médecin » et non pas infirmières. L’infirmerie est une branche moderne de la médecine tandis que les femmes musulmanes étaient de vraies « médecins » avec tout ce que ce terme implique de diagnostic et de prescription médicamenteuse. Je peux citer, entre autres, des femmes ayant consacré leur vie à s’occuper des malades et des blessés : Rofayda Al-Islamiya, Arrabi’ bint Moawz Al-Ansariya, Omayya bint Quaïss Al-Ghaffariya, etc.
Tout cela ne peut que mettre en évidence le rôle de la femme musulmane dans le domaine de l’engagement dans la société. Alors que parallèlement et dans les sociétés moyenâgeuses occidentales l’on se demandait encore si la femme avait une âme, l’on peut voir dans la société arabe de l’époque des femmes qui non seulement ont une âme, mais une personnalité, du courage, de l’indépendance et une science extraordinaire dont hommes et femmes pouvaient profiter ! Dans l'Empire Romain la femme n'était qu'une « Res », c’est-à-dire une « chose ».. L'Ancien et le Nouveau Testament ne sont pas non plus tendres pour elle. C'est la raison pour laquelle Georges Rivoire affirmait « Il serait vain de chercher un encouragement quelconque au culte de la femme dans les écrits monastiques du haut moyen age. La femme y est en général flétrie comme un esprit du mal, un être en perdition. Elle est souvent comparée au diable et I'on se demande même si elle a une âme. Le Concile de Macon met cette question en délibération» !
En dehors du cadre de la famille, la femme musulmane peut donc intervenir dans sa société, et participer à certaines activités, afin de faire connaître sa religion et prouver sa présence dans son espace géographique. Soyons toutes des femmes engagées, soyons toutes convaincues que nous sommes les héritières de ce patrimoine spirituel, et que notre responsabilité est grande pour sa transmission aux générations futures. La présence de femmes musulmanes dans un espace européen doit se manifester et être caractérisée par leur fidélité au message de l'islam et aux recommandations du Prophète. Il nous faut témoigner de la dimension du cœur, de l'amour et de la liberté de l'être humain que l'islam offre à l'humanité, à l’humanité sans exception aucune, à l'Humanité avec une majuscule ! |